جستجو

  • 1142

AVERTISSEMENT :

Avant d’être un actif, Bitcoin est avant tout une expérience inédite et imprédictible. Il ne faut donc pas y investir plus que ce qu’on peut se permettre de perdre. En outre, avant d’acheter des bitcoins, il faut savoir que le projet n’est pas, à l’heure actuelle, à son stade final, même si les fondamentaux du protocole ne bougeront probablement plus. De nombreux travaux sont en cours pour améliorer la fongibilité, la sécurité et surtout la scalabilité « off-chain » [1] du réseau qui ne pourra jamais, par dessein (pour garantir sa résilience et sa résistance à la censure), inscrire dans son propre registre qu’un nombre très limité de transactions. Enfin, il faut être conscient, avant d’investir, que l’exceptionnelle puissance de calcul du réseau Bitcoin implique une dépense énergétique conséquente et croissante, un nouveau défi auquel, si l’essor se poursuit, il faudra bien répondre tôt ou tard.


1. La solution privilégiée pour se procurer des bitcoins : les places de marché

2. Les sites publicitaires permettant d’obtenir gratuitement des fractions de bitcoin

3. Les programmes d’affiliation

4. Le minage de bitcoins

5. La vente de biens par petites annonces

6. Solution réservée aux entreprises : la vente de biens ou de services


1. La solution privilégiée : les places de marché (voir le classement).

Un grand nombre de plateformes de change vous proposent de convertir vos euros en bitcoins (et réciproquement). Les frais varient selon le service :

– les plateformes de trading (notamment Coinbase *, Kraken ou Paymium) qui fonctionnent par virement SEPA vous permettent d’effectuer des achats au prix du marché avec des commissions modestes. Le paiement par carte bancaire est souvent possible mais les frais sont alors bien supérieurs. Ces plateformes, qui tiennent des comptes en euros, doivent être adossées à un établissement de crédit, de paiement ou de monnaie électronique agréé par l’ACPR [2]. Les formalités d’inscription sont généralement assez contraignantes ;

– les plateformes de séquestre (bitcoin.de *, localbitcoins *…) mettent en relation les acheteurs et les vendeurs et ne tiennent pas de compte en euros. Les prix de vente sont souvent supérieurs à ceux du marché mais les moyens de paiements sont variés : espèces, mandat compte de la Poste, virement bancaire ;

– les points de vente à sens unique (on ne peut pas y vendre des bitcoins) acceptent parfois, moyennant frais supplémentaires, les paiements par carte bancaire ou cartes prépayés Neosurf (coinhouse.io *, bitit.io) ;

– les changes physiques (La Maison du bitcoin à Paris par exemple) prélèvent eux aussi une commission généralement assez substantielle mais conseillent et initient les néo-utilisateurs ;

– les distributeurs de Bitcoin, généralement liés à un commerce ;

– les services de vente par code téléphonique qui prennent généralement des commissions très importantes.

Pour choisir la meilleure plateforme vous pouvez vous aider de ce classement. Quelle que soit la place de change choisie, rappelez-vous que le bitcoin est très volatil, que c’est un placement spéculatif et qu’il ne faut y investir que ce qu’on peut se permettre de perdre.

Attention : Les escroqueries liées au bitcoin et les faux site de vente sont nombreux. N’hésitez pas à consulter notre liste noire et à nous aider à la compléter.

 

2. Les sites publicitaires permettant d’obtenir gratuitement des fractions de bitcoin.

Gratuits mais très peu lucratifs, ces sites vous promettent quelques infimes fractions de bitcoin en échange de « temps de cerveau humain » disponible à la publicité. Tout au plus le moyen pour les plus acharnés de tester Bitcoin sans dépenser d’argent. Attention cependant les plupart de ces sites ne tiennent pas leur promesses, pire, certains peuvent cacher des malwares. Un site déjà ancien et éprouvé : freebitco.in *.

 

2. Les programmes d’affiliation

Solution réservée aux éditeurs de site web rémunérés par la publicité. Les plus performants : coinhouse.io*Ledger Wallet*, et Coinbase*.

 

3. Le minage de bitcoins. (Voir ici la page réservée au minage).

Le minage c’est le procédé qui permet d’inscrire les transactions dans le marbre de la blockchain Bitcoin. Les mineurs effectuent avec leur matériel informatique des calculs mathématiques. Comme récompense pour leurs services, ils collectent les bitcoins nouvellement créés ainsi que les frais des transactions qu’ils confirment. Les mineurs (ou les coopératives de mineurs) sont en concurrence et leurs revenus sont proportionnels à la puissance de calcul déployée. Complexe et coûteux, le minage de bitcoins n’est pas du tout une activité rentable pour un particulier. De façon générale le minage de « crypto-monnaies » n’est à conseiller en Europe qu’aux personnes qui disposent, à des fins domestiques, de leur propre générateur d’électricité verte (solaire, éolien, géothermique, hydraulique) sans avoir la possibilité de revendre les surplus de production sur le réseau public. Ajoutons qu’un certain nombre de sociétés proposent la location « on cloud » de matériel de minage. Ces propositions sont rarement rentables, quand il ne s’agit pas tout simplement de pures escroqueries.

 

4. La vente de biens par petites annonces.

Vendre des biens contre des bitcoins n’est pas une chose facile, rares sont les acheteurs qui possèdent des bitcoins et sont disposés à les dépenser. Les sites spécialisés dans ce genre de transaction sont donc rares. Citons tout de même aubitcoin.fr et la page dédiée du forum bitcointalk.

 

5. Solution réservée aux entreprises : la vente de biens ou de services.

Ajouter Bitcoin comme dans la liste des moyens de paiement acceptés par votre entreprise ne vous coûtera rien du tout. Pour cette option nous vous recommandons de vous enregistrer sur coinmap.org et dans le répertoire de bitcoin.fr. Attention, tant que les solutions de scalabilité actuellement à l’étude ne seront pas déployées, il n’est pas de tout pertinent d’utiliser Bitcoin pour des petits achats. Bitcoin n’a pour l’instant de l’intérêt que pour les montants importants.

 


[1] En dehors de la blockchain.

[2] ACPR : Autorité de contrôle prudentiel et de résolution.

منبع